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17 février 1795, Vendéens et républicains signent la paix de la Jaunaye

L’échec du plan de destruction mis en œuvre par Turreau et la chute de Robespierre ont conduit les républicains – chose inconcevable depuis 1793 – à traiter avec les Vendéens. Le traité de paix qu’ils signeront ne conclura en fait qu’une trêve.


La signature du traité de la Jaunaye, 17 février 1795
La signature du traité de la Jaunaye, 17 février 1795
Depuis Thermidor qui a mis fin au règne sanglant de Robespierre, les forces républicaines dans l’Ouest ont été réorganisées en Armée des Côtes de Brest et en Armée de l’Ouest, respectivement confiées à Hoche en août 1794 et Canclaux en octobre, tous les deux favorables à une politique de pacification.

C’est par l’intermédiaire de Madame Gasnier et de Mlle de Charrette, sœur du général vendéen, que des contacts sont pris entre les deux partis. Les républicains, sur la défensive depuis que leurs troupes ont été chassées du territoire insurgé, se montrent près à de nombreuses concessions pour conclure un traité au plus vite.

Les négociations s’ouvrent le 12 février 1795 au manoir de la Jaunaye, sur la commune de Saint-Sébastien, au sud de Nantes. Les Vendéens sont représentés par Charette, chef de l’Armée de la Basse-Vendée, Sapinaud, chef de l’Armée du Centre, Fleuriot, dernier généralissime de la Grande Armée, Couëtus, major-général de Charette, Beaumont de Lespinay, de Bruc, commandant la division de Vallet, Béjarry, officier de l’Armée du Centre, etc. Quelques Chouans se joignent à eux : Cormatin, major-général, et Solilhac, aide-major de Puisaye.

Dix députés représentent la Convention : Ruelle (Indre-et-Loire), Delaunay et Menuau (Maine-et-Loire), Lofficial (Deux-Sèvres), Dornier (Haute-Saône), Chaillon et Jarry (Loire-Inférieure), Morisson (Vendée), Bollet (Pas-de-Calais), Pomme (Guyane), rejoints par Brue (Morbihan) le 15 février. Les généraux de l’Armée du Centre ne participent pas aux négociations.

Traité d'amnistie signé par les représentants du peuple près les armées de l'Ouest pour la pacification de la Vendée (Archives de la Vendée en ligne)
Traité d'amnistie signé par les représentants du peuple près les armées de l'Ouest pour la pacification de la Vendée (Archives de la Vendée en ligne)
Le traité signé le 17 février 1795 accorde de nombreux avantages aux Vendéens : amnistie, liberté de culte, restitution des biens confisqués, indemnités pour les biens détruits, création d’une milice territoriale formée des combattants vendéens eux-mêmes. Un accord secret aurait même été conclu pour que le jeune Louis XVII soit remis aux Blancs, bien qu’on n’en trouve nulle trace écrite.

Le traité de la Jaunaye ne sera qu’une trêve. Stofflet, tenu à l’écart des pourparlers, l’a refusé. Il ne se soumettra que le 2 mai 1795. Mais c’est Charette qui le rompra le 24 juin suivant, en apprenant la mort de Louis XVII au Temple, et pour couvrir le débarquement anglais, émigré et chouan en baie de Quiberon le 25 juin. Sapinaud en fera autant en octobre, mais jugeant ce combat vain, il se soumettra en janvier 1796, au moment même où Stofflet rompt à son tour la paix, à la demande du comte d’Artois, tout en sachant qu’il court à la mort.

Documents à consulter sur le site des Archives de la Vendée en ligne :

Traité d'amnistie signé par les représentants du peuple près les armées de l'Ouest pour la pacification de la Vendée, 17 février 1795

– 7 documents liés à la pacification de la Jaunaye dans les Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense (Armée de l'Ouest, janvier-juillet 1795)

17 février 1795, Vendéens et républicains signent la paix de la Jaunaye
Vendredi 17 Février 2012
La rédaction
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